• Metz ruinée par ses pavés

    Les pavés chinois de la place de la République populaire

    La ruine socialiste des pavés chinois

    Rustines

    Gabegie socialiste, destruction des ressources

    A vous la République !

     

    En constants travaux alors que la place de la République n'a pas 6 ans !

    Metz ruinée par ses pavés !

    Metz ruinée par ses pavés !

    Metz ruinée par ses pavés !

    Metz ruinée par ses pavés !

    Page 199 : Platon et Aristote confondent morale et politique. La République de Platon traite à la fois de morale et de politique. La cité idéale et son organisation reposent avant tout sur la qualité de ceux qui la dirigent. C’est une vision utopique qui a cependant quelques vertus. La cité est bonne lorsqu’elle est en ordre, c’est-à-dire lorsque chacun est à sa place, selon la loi, et que la force soutient le droit moral. En contrepoint, les prescriptions de Machiavel, dans Le Prince, paraissent plus proches de notre actualité. En l’espèce, il conseille au Prince, pour s’assurer le soutien et l’appui du peuple, de respecter, au moins en apparence, les règles de morale communément admises. Son comportement privé et le mépris que ces règles peuvent lui inspirer n’ont que peu d’importance. Le Prince peut (et doit) aller contre la morale dans ses actions politiques toutes les fois que cela lui semble nécessaire ; de même, trahir sa propre parole est légitime si c’est un moyen de conserver le pouvoir. Mais publiquement, il devra toujours être capable de « donner le change » afin que son peuple ne se retourne pas contre lui. Manifestement, depuis des années, nombreux sont les hommes politiques qui ont choisi Machiavel comme référence dans leur action publique.

    Page 212 : Dans un pays qui prône la liberté d’expression, nous avons du mal à trouver un équilibre avec la défense des libertés individuelles qui confine parfois à la paranoïa. Finalement, il n’est pas certain, après mûre réflexion, que l’expression vraiment libre dans le débat public soit une réalité tangible. Les moyens de communication modernes, en particulier la Toile, peuvent donner une impression de liberté, mais celle-ci est parfois trompeuse. Ce constat sur les conditions du débat et de l’expression publique conduit à évoquer la sorte de consensus intellectuel qui existe dans notre pays et que j’ai baptisé la « pensée dominante ». Qui, justement, est l’une des raisons de la pauvreté du débat public. Souvent, dans le langage courant, la notion de « politiquement correct » est encore évoquée. À la réflexion, cette notion est déjà supplantée depuis quelques années par celle de « pensée dominante ». Il ne s’agit pas en l’occurrence de pensée politique qui varierait en fonction du changement de majorité. La pensée dominante transcende les clivages politiques et enferme le débat public dans des standards dont il est quasiment impossible de se défaire. À titre d’illustration, dans la vie de notre pays, et depuis de nombreuses années, certains sujets n’ont pas droit de cité dans le débat public. Il est difficile voire risqué de les évoquer ou d’en débattre ouvertement sans être taxé d’extrémisme ou soupçonné de déviance. Ces sujets sont protégés par une chape de plomb et provoquent des réactions excessives de tous bords, surtout de la part de ceux qui n’en ont qu’une connaissance toute virtuelle : la politique de réglementation des entrées sur notre territoire, les questions relatives à la nationalité française, à la religion, au dévoiement de notre système de solidarité et de protection sociale, ainsi qu’à la délinquance et à son traitement par notre système judiciaire.

    Page 215 : Ceux qui instrumentalisent les principes des droits de l’homme et les libertés individuelles portent une lourde responsabilité. Ils en font un outil réducteur alors qu’il s’agit d’un formidable levier. Il faut observer une prudente distance à l’égard de ceux qui, à tout bout de champ, ressortent les droits de l’homme ou dénoncent des comportements liberticides pour justifier leur refus du débat. Il s’agit d’hommes ou des femmes, de personnages publics, d’intellectuels divers, d’associations réputées et très écoutées qui ont contribué, au fil du temps, à l’élaboration de la pensée dominante, sans même se douter des conséquences paralysantes qu’elle pourrait avoir au sein de notre démocratie. L’essentiel de cette pensée dominante provient du microcosme parisien qui n’a de la société française qu’une vue partielle et bien souvent virtuelle. Il s’agit pour l’essentiel de prises de position publiques, de commentaires sur les événements, de contestations sur des projets ou propositions de loi, une pensée prémâchée, fondée sur des bons sentiments et une vision manichéenne du monde. Un exemple suffit pour caractériser cette manière de faire : la réaction des sectateurs de la pensée unique à propos du principe de « la France terre d’accueil ». Les manipulations culpabilisantes des associations qui mènent des combats idéalistes et irréalistes aboutissent trop souvent au spectacle pitoyable d’actions décalées, en contradiction avec le réalisme le plus élémentaire. Malheureusement, ces sujets épineux sont abordés sur une base affective et compassionnelle, alors qu’ils devraient être traités avec justice et pragmatisme.

    Page 226 : Un certain nombre de nos compatriotes, en particulier des journalistes, ont payé de leur vie, sur le territoire national et à l’étranger, leur combat pour la liberté d’expression. Or, dans notre vie publique, cette liberté-là n’est pas réellement assurée. C’est un des paradoxes de notre pays : il est bien plus confortable de s’installer dans la pensée dominante, de pratiquer la langue de bois, que de dire les choses telles qu’elles sont. Ce temps de la vraie liberté d’expression, sans contrainte dictée par une pensée dominante omniprésente, n’est pas encore venu.

    Page 229 : Formulons un souhait au moment où vous tournez cette dernière page : que se produise un sursaut collectif permettant de sortir de cette logique mortifère qui conduit nos élites à prendre des décisions en fonction de critères qui ne sont pas ceux de l’intérêt général. Il est plus que temps de commencer à résister activement au cynisme et à l’hypocrisie qui prévalent depuis bien trop longtemps dans la gestion de la France.

    Tout ce qu'il ne faut pas dire, Bertrand Soubelet, Plon, mars 2016

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