• A la santé de mon ami Ouly !

  • Commentaires

    1
    messine
    Mardi 2 Juin 2015 à 23:08

    Bonjour Philippe (et Ouly!)

    Puisque vous parlez de bière, je ne sais pas si vous avez entendu parler du "Bon Poison", une micro-brasserie qui va ouvrir dans le quartier Ste Thérèse...

    http://france3-regions.francetvinfo.fr/lorraine/2015/03/27/bon-poison-le-retour-de-la-biere-metz-688125.html

    Bonne soirée!

    2
    Ouly
    Mercredi 10 Juin 2015 à 16:18

    Bonjour messine,

     

    pour ma part je suis circonspect à propos des micro-brasseries, la bière est à mes yeux une chose trop sérieuse pour être abandonnée aux bricoleurs.

    De nos jours le métier de brasseur s’apprend en université d’autant qu’en France le CAP de brasseur n’existe plus. Parmi ces universités, celle de Weihenstephan a la plus grande renommée mondiale, celle de Louvain est bien cotée également ; en Lorraine il existe un établissement à  Nancy où fut mise au point la bière corse Pietra qui de fait n’est pas vraiment corse.  Un de mes potes belge et brasseur est docteur en biologie  et a suivi l’enseignement de Weihenstephan plusieurs années, je ne pense pas que ce soit le cas de la majorité des exploitants de micro-brasseries qui  n’ont pour la plupart connu que la formation dispensée par leurs fournisseurs de matériels.

    Traditionnellement les brasseries grandes ou petites sont assistées, voire contrôlées par d’éminents professeurs de ces universités,  détenteurs  de la science qui doit énormément à un français : Louis Pasteur.  Ça va certainement faire plaisir à Philippe, les moines-brasseurs de Chimay ou Westmalle participent  volontiers à cette assistance, érudits et appliqués ils sont souvent enseignants. Quid des micro-brasseries ?

    D’autre part, l’élément essentiel à la confection de la bière est l’eau  (et non pas le houblon, la quantité mise en œuvre étant dérisoire). Les brasseries usent d’eau de source, la qualité des nappes est donc primordiale (je ne boirais jamais de bière bretonne…), c’est pourquoi il y a ou eu tant de brasseries à Schiltigheim,   l’eau du cru étant idoine à la fabrication de bière.  De la bière issue d’eau du réseau, désinfectée, chlorée, ozonée…beurk !  Bonjour l’utilisation de correcteurs d’eau chimiques.

    Ces réserves personnelles étaient valables ces vingt-cinq dernières années, aujourd’hui s’y ajoute l’effet de mode (je viens d’apprendre l’ouverture de deux micro-brasseries dans la bonne ville de Grasse,  jusque-là réputée pour une autre production) et je crains que les initiateurs de ces projets soient plus d’opportunistes faiseurs d’argent que des passionnés de l’antique breuvage (on a découvert lors de fouilles à Sumer  les vestiges d’un atelier de brasserie ayant plus de dix mille ans).

    A propos de l’effet de mode, souvenez-vous, il y a quelques années nous avons vu l’essor de la bière blanche que les commerciaux du premier brasseur mondial nous présentaient comme un produit écolo et éminemment naturel.  Or, il se trouve que pour présenter de façon permanente son aspect trouble en défi des lois naturelles que sont la précipitation et la décantation (principes de base des stations d’épuration) elle est bourrée de produits chimiques.  Là aussi j’ai quelques craintes que nos fabricants de Bierespresso  soient plus proches de la pharmacie que de la brasserie.

    Toutefois mon naturel optimiste m’incite à croire que la nouvelle bière de Metz sera à l’abri de ces tares. À la bonne vôtre !

     

     

     

    3
    Ouly
    Mercredi 10 Juin 2015 à 16:35

    Merci Philippe de cette délicate attention.

     

    Cependant, il me semble (j'ai du mal à déchiffrer toutes les étiquettes) qu'au sein de cette présentation de bières apparemment belges, il manque celle qui représente le pays par son essence même, celle qui ne peut se faire que* dans le Pajottenland, le lambic...

     

     

    * à cause des mouches et des Brettanomyces bruxellensis qu'elles transportent.

     

    4
    Mercredi 10 Juin 2015 à 20:52

    C'est vrai, je ne connais pas bien la Gueuze.

    5
    messine
    Mercredi 10 Juin 2015 à 21:39

    Merci pour les infos, Ouly !

    Pour être honnête, je n'y connais rien à la bière, et je n'en bois pas non plus... Mais si je tombe sur une bouteille de ce nouveau breuvage messin, je le goûterai à votre santé !

    6
    messine
    Mercredi 10 Juin 2015 à 21:44

    Plus d'infos ici: 

    https://fr.ulule.com/brasseriebonpoison/

    On peut y lire:


    "J’ai également approfondi la théorie de la bière par des cours à l’Institut de Brasserie et de Distillerie de Londres et dispose d’un diplôme de brasseur reconnu."

    Ça vous convient, Ouly ? ;-)

    7
    Ouly
    Jeudi 11 Juin 2015 à 00:25

    « Ça vous convient, Ouly ? »

     

    Euh...

    The Master Brewers Program is a unique, 18-week program that provides an in-depth understanding of brewing science and brewery engineering.

     

     

    18 semaines de formation là où il est habituel que six à huit années soient requises.

     

    Je crois malheureusement que la messe est dite.

     

    8
    messine
    Jeudi 11 Juin 2015 à 20:11

    Oui, mais là, ça coûte 16 000 dollars, ce doit être un gage de qualité, non ? wink2

    9
    Ouly
    Vendredi 12 Juin 2015 à 03:13

    Non, pas du tout voire au contraire car c'est celui qui encaisse le chèque qui délivre le diplôme.

    Comme ça existe chez nous pour les ostéopathes. Imaginez un instant ce que nous obtiendrions si les auto-écoles délivraient les permis de conduire...

    Par ailleurs les institutions que j'indiquais plus haut ne sont pas gratuites, Weihenstephan est sans doute plus onéreuse que 16 000 $.

    A vérifier pour ceux que ça interesse.

     

     

    10
    Ouly
    Samedi 13 Juin 2015 à 15:13

    Quand les champions du mensonge parlent d'une bière qui n'est pas de la bière...!

     

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :